Ce qui compte, ce n’est pas seulement ce que vous gagnez. C’est ce qu’il vous reste à la fin du mois.
Augmenter le pouvoir d’achat ne consiste pas simplement à augmenter les revenus.
Une augmentation de 100 euros n’améliore pas réellement la vie si, dans le même temps, le logement, l’énergie, l’alimentation, les assurances ou les transports absorbent cette somme.
Notre objectif est donc simple : permettre aux travailleur de mieux vivre de leur travail et de leurs revenus, en agissant sur les deux côtés du budget : ce qui entre et ce qui sort.
Pas question de rendre 100 euros d’une main pour les reprendre de l’autre.
Les mesures prises devront être financées, préserver nos entreprises, l’emploi et notre protection sociale.
2. État des lieuxLe pouvoir d’achat moyen ne raconte pas toute la réalité quotidienne.
Une partie importante du revenu est déjà engagée avant même de commencer le mois : logement, énergie, assurances, télécommunications, transports, services financiers.
L’INSEE mesure notamment ce phénomène à travers le revenu arbitrable : ce qui reste du revenu disponible après les dépenses pré-engagées. Le logement en constitue la part majeure.
Et lorsque l’inflation ralentit, cela ne signifie pas que les prix redescendent. Cela signifie simplement qu’ils augmentent moins vite.
Notre politique de pouvoir d’achat agira donc simultanément sur les revenus, les dépenses contraintes et les prix.
3. Une règle pour toutes nos décisions : utiliser l’existant avant de créer
La France possède déjà des administrations, des organismes statistiques, des autorités de contrôle et de nombreux dispositifs publics, aussi nous ne créerons pas une nouvelle commission, un nouvel observatoire ou une nouvelle administration chaque fois qu’un problème apparaît.
utiliser les moyens publics existants avant d’en créer de nouveaux ;
simplifier les dispositifs devenus trop complexes ;
donner davantage de moyens ou de pouvoirs aux organismes existants lorsque cela est nécessaire ;
supprimer les doublons lorsqu’ils sont démontrés.
Pour chaque réforme, une méthode simple :
partir de ce qui existe → identifier ce qui ne fonctionne pas → corriger → vérifier le résultat.
Toute nouvelle structure publique devra démontrer qu’aucun organisme existant ne peut assurer la mission.
4. Faire que travailler ou progresser professionnellement soit rémunérer dignement
Le travail doit redevenir la première source de pouvoir d’achat.
Une augmentation de salaire, davantage d’heures travaillées ou une évolution professionnelle doivent se traduire par une amélioration réelle du niveau de vie.
Aujourd’hui, une partie des travailleurs aux revenus modestes dépend de la prime d’activité pour compléter son salaire. Ce système soutient leur pouvoir d’achat, mais il conduit aussi la collectivité à compenser durablement des rémunérations trop faibles.
🕒 Délais indicatifs : Dès le premier budget du quinquennat : premières corrections des effets de seuil et définition du mécanisme de transformation de la prime d’activité.
Mise en œuvre progressive sur plusieurs années afin de garantir l’absence de perte de revenu pour les travailleurs concernés.
5. Baisser les coûts quotidiens
Le pouvoir d’achat, ce n’est pas seulement ce que l’on gagne. C’est ce qu’il reste une fois les dépenses indispensables payées.
Logement, électricité, chauffage, transport, assurances, banque, téléphone, internet : avant même de faire les courses ou de s’accorder un loisir, une partie importante du revenu est déjà engagée.
Notre politique de pouvoir d’achat ne consistera donc pas uniquement à augmenter les revenus ou à distribuer des aides supplémentaires.
Nous agirons aussi sur ce qui sort du compte tous les mois.
Réduire durablement le poids des dépenses contraintes dans le budget des ménages, en agissant sur leurs causes : coût du logement, énergie, déplacements, assurances, frais bancaires et services indispensables.
Sans promettre que l’État peut administrer tous les prix.
Sans créer une nouvelle aide à chaque augmentation.
Et sans sacrifier notre environnement au nom du pouvoir d’achat.
🏠 1. Logement : utiliser et transformer avant de construire ailleurs
La France a besoin de logements accessibles, mais la réponse ne peut pas être de construire toujours davantage sur des terres agricoles ou des espaces naturels.
Nous avons déjà des villes, des centres-bourgs, des friches, des bâtiments inutilisés et de vastes surfaces artificialisées. Commençons par mieux utiliser ce qui existe.
Notre principe sera simple :
rénover avant d’abandonner, transformer avant de démolir et construire sur des sols naturels seulement lorsque les autres solutions ne permettent réellement pas de répondre aux besoins.
La réduction de l’artificialisation des sols n’est pas un objectif nouveau. Elle est déjà inscrite dans la loi à travers l’objectif de Zéro Artificialisation Nette (ZAN), issu de la loi Climat et Résilience de 2021 et modifié depuis afin d’en assouplir l’application.
Nous ne créerons donc pas un nouveau dispositif venant s’ajouter à celui qui existe.
En revanche, nous voulons aller au bout de la logique : avant de consommer de nouvelles terres agricoles ou naturelles, nous devons réellement exploiter les possibilités offertes par les espaces déjà construits ou artificialisés.
Le ZAN ne doit être ni une règle bureaucratique appliquée uniformément à tous les territoires, ni un objectif progressivement vidé de sa substance à force de dérogations.
Notre ligne est de préserver les terres agricoles et les espaces naturels tout en permettant aux territoires de répondre à leurs besoins par la transformation de l’existant, la reconversion des friches et des zones déjà artificialisées, et une densification raisonnable lorsqu’elle respecte le cadre de vie, le patrimoine et la nature en ville.
🏃 Actions concrètes :
Partir des besoins réels de chaque territoire : nombre et type de logements recherchés, évolution de la population, emplois, transports disponibles et patrimoine immobilier existant. Une politique nationale uniforme du logement n’a pas de sens lorsque les situations locales sont aussi différentes.
Accélérer la transformation de bureaux, bâtiments administratifs ou autres immeubles devenus durablement inutilisés en logements lorsque leur configuration, leur environnement et le coût des travaux rendent cette transformation pertinente.
Réhabiliter les logements anciens et les immeubles dégradés des centres-villes et centres-bourgs afin de redonner de l’attractivité à des quartiers déjà équipés en routes, réseaux, écoles, commerces et services publics.
Faciliter la remise en état et l’utilisation des logements situés au-dessus des commerces lorsque leurs propriétaires souhaitent les rénover ou les remettre sur le marché.
Lever les obstacles administratifs inutilement complexes à la rénovation, à la réhabilitation et au changement d’usage des bâtiments existants, sans diminuer les exigences indispensables de sécurité, de salubrité et de protection du patrimoine.
Réinvestir les grandes zones commerciales déjà artificialisées. Lorsque certaines d’entre elles vieillissent, perdent des enseignes ou disposent de surfaces et de parkings largement surdimensionnés, permettre leur transformation progressive en quartiers mixtes associant commerces, logements, services, activités, espaces végétalisés et transports.
Favoriser également la transformation des friches industrielles, commerciales ou administratives avant d’ouvrir de nouveaux espaces à l’urbanisation.
Lorsque des commerces ferment durablement, faciliter la reconversion des bâtiments plutôt que laisser pendant des années des locaux et leurs parkings se dégrader.
Demander à l’État et aux collectivités de commencer par leur propre patrimoine : identifier les bâtiments publics devenus inutiles et décider de leur réutilisation, de leur transformation ou de leur cession lorsqu’ils n’ont plus de justification à rester vacants.
Lorsque de nouveaux logements restent nécessaires, privilégier les espaces déjà urbanisés et artificialisés ainsi qu’une densification raisonnable et adaptée au territoire plutôt que poursuivre automatiquement l’étalement urbain.
Préserver les terres agricoles nécessaires à notre souveraineté alimentaire, les forêts, les espaces naturels, les zones humides et les espaces indispensables à la biodiversité, à l’infiltration de l’eau et à l’adaptation au changement climatique.
Respecter la propriété privée
Un logement vacant n’est pas nécessairement un logement que son propriétaire souhaite louer.
Il peut être vide à la suite d’une succession, nécessiter des travaux importants, être conservé pour un enfant ou un parent, constituer une résidence utilisée occasionnellement ou simplement relever d’un choix patrimonial.
L’État n’a pas à décider à la place d’un propriétaire qu’il doit louer son logement.
Notre politique ne reposera donc pas sur la contrainte générale des propriétaires de logements vacants.
En revanche, lorsqu’un propriétaire souhaite vendre, louer, rénover ou transformer un bien mais en est empêché par des procédures excessivement longues, une réglementation inutilement complexe ou un coût de rénovation disproportionné, l’action publique doit chercher à lever ces obstacles.
De la même manière, lorsqu’un propriétaire hésite à louer en raison du risque d’impayés, de dégradations ou de procédures extrêmement longues en cas de difficulté, il faut regarder ces freins en face. Sécuriser davantage la relation locative peut aussi remettre spontanément des logements sur le marché, sans obliger personne à louer.
Ne pas remplacer l’étalement urbain par une densification aveugle. Utiliser davantage les espaces déjà urbanisés ne signifie pas construire dans chaque espace libre.
Les villes ont besoin d’arbres, de jardins, de sols perméables, d’espaces de respiration et de lieux permettant de lutter contre les îlots de chaleur. Elles ont également un patrimoine architectural, historique et paysager qui ne doit pas disparaître au gré des opérations immobilières.
Une parcelle libre peut parfois accueillir des logements. Elle peut aussi avoir davantage de valeur pour le territoire en restant végétalisée, en permettant l’infiltration de l’eau ou en préservant un paysage, un bâtiment ou un ensemble urbain remarquable.
Les collectivités doivent pouvoir adapter leurs choix aux réalités locales, mais l’État doit rester garant de l’intérêt général.
Les dispositifs existants de protection du patrimoine, de l’environnement et de contrôle de légalité seront utilisés en priorité et renforcés lorsqu’ils présentent des failles.
Pour les opérations présentant des enjeux patrimoniaux ou environnementaux majeurs, les décisions devront être suffisamment motivées et transparentes pour permettre leur contrôle et limiter les risques de conflits d’intérêts, de favoritisme ou d’arrangements locaux.
La proximité permet de connaître le territoire. Elle ne doit jamais conduire à considérer que tout peut y être décidé sans contrôle.
obstacle :
Transformer l’existant peut coûter plus cher et être techniquement plus compliqué que construire neuf. Certains bâtiments sont impossibles ou économiquement absurdes à transformer.
Transformer un bureau en logement peut nécessiter de refaire entièrement les réseaux, les ouvertures, l’isolation ou la distribution intérieure.
Nous ne transformerons pas un bureau en logement lorsque cela coûte plus cher que sa valeur ou produit un logement médiocre.
nous avons qu'une friche industrielle peut être polluée, une ancienne zone commerciale peut être éloignée des transports et des services, réhabiliter un immeuble ancien peut parfois coûter davantage que construire un bâtiment neuf.
Mais nous ne détruirons pas non plus un espace naturel simplement parce que construire neuf est administrativement plus facile.
Nous ne prétendrons donc pas que tout bâtiment vide peut devenir un logement.
Notre réponse :
La politique du logement doit cesser d’opposer deux mauvaises solutions : laisser les prix augmenter faute de logements ou artificialiser toujours davantage pour en construire.
Il existe une troisième voie : faire évoluer la ville que nous avons déjà.
Les dispositifs existants de protection du patrimoine, de l’environnement et de contrôle de légalité seront utilisés en priorité et renforcés lorsqu’ils présentent des failles.
Pour les opérations présentant des enjeux patrimoniaux ou environnementaux majeurs, les décisions devront être suffisamment motivées et transparentes pour permettre leur contrôle et limiter les risques de conflits d’intérêts, de favoritisme ou d’arrangements locaux.
La proximité permet de connaître le territoire. Elle ne doit jamais conduire à considérer que tout peut y être décidé sans contrôle.
Notre principe sera donc celui d’une responsabilité partagée :
les territoires proposent et adaptent ; l’État fixe les protections nationales, contrôle leur respect et intervient lorsque le patrimoine, la nature ou l’intérêt général sont menacés.
Il conservera donc un droit de regard lorsque des projets importants peuvent porter atteinte à un espace naturel ou agricole, modifier profondément un paysage ou menacer un élément du patrimoine français.
Moderniser nos villes ne doit pas conduire à effacer ce qui fait leur histoire et leur identité.
Transformer la France, oui. La rendre méconnaissable, non.
⚡ 2. Énergie : regarder toute la facture, pas seulement le prix de l’électricité
Une facture d’énergie ne correspond pas seulement à l’énergie consommée.
Elle comprend également l’abonnement, l’utilisation des réseaux et différents prélèvements.
Notre politique énergétique devra donc être évaluée sur un critère très concret :
combien reste-t-il réellement à payer au ménage ?
🏃 Actions concrètes :
Faire apparaître de manière immédiatement compréhensible sur les factures la part correspondant à l’énergie consommée, aux réseaux, aux taxes et à l’abonnement.
Réexaminer chaque prélèvement pesant sur les factures d’énergie : son objectif, son efficacité et sa justification devront pouvoir être expliqués.
Refuser que l’électricité, indispensable à la décarbonation des transports et du chauffage, devienne parallèlement un produit toujours davantage taxé.
Conserver et développer une production électrique française abondante et pilotable, notamment nucléaire et hydraulique, complétée par les énergies renouvelables lorsqu’elles sont pertinentes.
Défendre au niveau européen un fonctionnement du marché de l’électricité qui permette aux consommateurs français de bénéficier réellement de la compétitivité du parc de production français.
Concentrer les aides à la rénovation énergétique sur les travaux qui réduisent effectivement la consommation : isolation pertinente, chauffage performant, ventilation, régulation et adaptation du bâtiment.
Mesurer l’efficacité réelle des rénovations financées par de l’argent public plutôt que le simple nombre de dossiers subventionnés.
Renforcer fortement les contrôles contre les fraudes à la rénovation énergétique et les travaux inefficaces.
Les aides resteront possibles lorsqu’une crise exceptionnelle l’exige ou pour protéger les ménages qui ne peuvent réellement absorber le coût.
Proposition :
produire à un coût maîtrisé, moins taxer ce qui doit l’être et réduire durablement la consommation des bâtiments.
🚗 3. Transport : arrêter de faire comme si tous les Français pouvaient se passer de leur voiture
Le coût du déplacement domicile-travail est une dépense contrainte. Les situations sont radicalement différentes entre une grande métropole, une ville moyenne, un village ou un territoire rural.
On ne conduira donc plus une politique de mobilité identique partout.
🏃 Actions concrètes :
Évaluer les politiques de transport selon les bassins de vie et les déplacements réellement effectués par les habitants.
Dans les métropoles, améliorer prioritairement la fréquence, la fiabilité, la sécurité et l’amplitude des transports collectifs existants.
Dans les villes moyennes, développer des réseaux simples reliant réellement logements, centres-villes, gares, établissements scolaires, zones commerciales et bassins d’emploi.
Dans les territoires ruraux et périurbains, reconnaître que la voiture restera indispensable tant qu’aucune alternative crédible n’existe.
Ne pas augmenter le coût d’un déplacement indispensable au nom de la transition écologique lorsque aucune solution réaliste n’est disponible.
Développer les parkings-relais et les connexions entre voiture, train, bus et transports urbains là où elles permettent réellement de réduire le nombre de kilomètres parcourus en voiture.
Favoriser le covoiturage quotidien et les transports à la demande dans les territoires où un bus circulant presque vide toute la journée n’a ni sens économique ni sens écologique.
Réexaminer les coûts publics pesant sur l’automobiliste en distinguant ce qui finance réellement les infrastructures et la transition de ce qui constitue simplement une recette supplémentaire.
Rendre tous les transports collectifs gratuits serait extrêmement coûteux et ne réglerait rien pour les millions de Français qui n’y ont pas accès.
Subventionner indéfiniment le carburant poserait exactement le problème inverse.
Proposition :
Adapter la solution au territoire.
L’objectif n’est pas de choisir entre la voiture et les transports collectifs.
L’objectif est que chacun dispose du moyen de déplacement le moins coûteux et le plus efficace possible compte tenu de l’endroit où il vit.
🏦 4. Banques : rendre visible ce que coûte réellement un compte bancaire
Quelques euros prélevés ici, quelques frais là, une carte bancaire, un découvert ou un incident peuvent représenter une somme importante sur une année.
🏃 Actions concrètes :
Faire apparaître en première page du relevé annuel le montant total payé à la banque pendant l’année, tous frais et services confondus.
Présenter séparément les abonnements, cartes, frais de gestion et frais liés aux incidents.
Examiner les situations dans lesquelles plusieurs frais sont facturés à partir d’un même incident.
Rendre la comparaison des offres bancaires réellement possible à partir d’un panier standard de services.
Vérifier l’efficacité réelle du dispositif de mobilité bancaire et supprimer les obstacles persistants au changement d’établissement.
obstacle :
Plafonner indistinctement tous les tarifs peut conduire les établissements à reporter leurs marges sur d’autres services.
Proposition :
Contrôler prioritairement les cumuls, les pratiques abusives et l’absence de concurrence, plutôt que prétendre fixer administrativement le prix de tous les services bancaires.
🛡️ 5. Assurances : pouvoir comprendre ce que l’on paie et pourquoi cela augmente
Assurance automobile, habitation, emprunteur, complémentaire santé et autres contrats représentent une dépense annuelle considérable.
Pourtant, leur comparaison reste difficile parce que deux contrats affichant des prix différents ne couvrent pas nécessairement les mêmes risques.
🏃 Actions concrètes :
Faire apparaître clairement à chaque échéance le prix annuel précédent, le nouveau prix annuel et le pourcentage d’évolution.
Lorsqu’une augmentation est importante, permettre au client d’en identifier clairement les principaux motifs.
Standardiser la présentation des principales garanties, franchises, exclusions et plafonds afin de permettre une comparaison réellement utile.
Faciliter l’identification des doublons d’assurance lorsque plusieurs contrats couvrent le même risque.
Faire appliquer effectivement les possibilités de résiliation déjà prévues par la loi.
Renforcer les contrôles de l’ACPR et de la DGCCRF sur les pratiques abusives avant de créer de nouvelles structures.
obstacle :
Une assurance moins chère peut aussi être une assurance qui couvre moins.
Proposition :
Nous ne comparerons jamais uniquement les prix. Le consommateur doit pouvoir comparer le prix ET ce qu’il obtient pour ce prix.
📱 6. Téléphone, internet et abonnements : en finir avec le prix d’appel qui masque le coût réel
🏃 Actions concrètes :
Afficher systématiquement le coût total de la première année puis le coût annuel après promotion.
Faire apparaître clairement la date à laquelle une promotion prend fin.
Permettre de comparer les offres sur une base identique.
Interdire les parcours de résiliation volontairement plus complexes que les parcours de souscription.
Faciliter la suppression des options et services annexes payants.
Signaler clairement au consommateur les abonnements qu’il continue à payer alors qu’ils n’ont pas été utilisés depuis une longue période, lorsque le prestataire dispose de cette information.
⚖️ 7. Ne pas créer une nouvelle administration : faire travailler celles qui existent
Nous avons déjà la DGCCRF, l’Autorité de la concurrence, l’ACPR, la Commission de régulation de l’énergie et les régulateurs sectoriels.
Nous ne créerons pas un nouvel observatoire chargé de produire un rapport supplémentaire sur le coût de la vie.
🏃 Actions concrètes :
Pour chaque grande dépense contrainte, nous examinerons :
ce que paie réellement le ménage ;
ce qui compose ce prix ;
quelle part relève du marché ;
quelle part relève des taxes et prélèvements publics ;
quelle part résulte des normes et obligations réglementaires ;
quelle part peut être réduite sans reporter discrètement le coût ailleurs.
Lorsqu’un organisme public dispose déjà de ces données, elles seront utilisées. Nous ne demanderons pas aux administrations de refaire des études qui existent.
Les moyens de contrôle seront renforcés uniquement lorsqu’un manque précis est démontré.
🌱 Une limite claire : le pouvoir d’achat ne justifiera pas de détruire ce que nous devrons protéger demain
Faire baisser le coût de la vie ne peut pas signifier construire partout, supprimer indistinctement les normes environnementales ou reporter les coûts sur les générations suivantes.
Une forêt, une terre agricole fertile, une zone humide ou un espace permettant l’infiltration de l’eau ont également une valeur économique.
Les détruire aujourd’hui peut signifier payer demain davantage pour lutter contre les inondations, les sécheresses, les îlots de chaleur ou la perte de production agricole.
Nous appliquerons donc une règle simple :
utiliser mieux avant de construire plus ; réparer avant de remplacer ; transformer avant d’artificialiser ; et supprimer un coût uniquement lorsque nous savons qui le supportera à sa place.
Notre méthode :
Nous ne promettrons pas une baisse générale et artificielle de toutes les factures.
Nous ne fixerons pas un chiffre de SMIC ou de TVA avant d'avoir déterminé ce qui est finançable — c'est le prix de la sincérité budgétaire, pas un oubli .
L’objectif est de sortir progressivement de cette logique : l’argent public consacré à compléter les revenus du travail doit progressivement contribuer à augmenter directement la rémunération nette du travail.
🏃 Actions concrètes :
Supprimer progressivement la prime d’activité et réaffecter les moyens qui lui sont consacrés à l’augmentation du revenu net du travail, en priorité pour les bas salaires.
Cette transformation sera progressive. À mesure que le nouveau dispositif augmentera le revenu net issu du travail, la prime d’activité diminuera, avec un principe impératif : aucun salarié concerné ne devra perdre de pouvoir d’achat du fait de la réforme.
À terme, le complément de revenu ne devra plus dépendre d’une prestation versée par la CAF : il devra se retrouver directement dans le revenu tiré du travail.
Distinguer clairement politique salariale et politique familiale.
La prime d’activité tient aujourd’hui compte des ressources et de la composition du foyer. Sa suppression ne devra donc pas conduire à faire supporter au salaire ce qui relève de la solidarité familiale.
Les dispositifs destinés à tenir compte des enfants, de la situation familiale ou de certaines charges du foyer seront traités séparément dans le cadre de la politique familiale.
Réduire les effets de seuil.
Une augmentation, des heures supplémentaires ou une évolution professionnelle ne doivent pas entraîner une perte brutale d’aides ou une hausse de prélèvements qui annule une part disproportionnée du gain obtenu.
Les principaux dispositifs sociaux et fiscaux seront donc revus pour assurer une évolution plus progressive des droits en fonction des revenus.
Agir également sur l’impôt sur le revenu pour les classes moyennes.
La réforme du travail et des prestations ne doit pas s’arrêter aux bas salaires. Les premières tranches et les mécanismes d'entrée dans l'impôt seront examinés afin qu'une progression salariale reste réellement perceptible dans le revenu disponible.
L’objectif n’est pas de neutraliser systématiquement l’impôt supplémentaire dû lorsqu’un revenu augmente, mais d’éviter qu’une succession de prélèvements et de pertes de droits rende certaines progressions salariales presque sans effet.
Conditionner les allègements de cotisations patronales sur les bas salaires à une véritable progression des minima conventionnels de branche.
Lorsque les minima conventionnels sont régulièrement rattrapés par le SMIC sans véritable progression de la grille salariale, l’argent public ne doit pas servir durablement à entretenir cette situation.
Les branches devront conserver des grilles permettant une réelle progression entre les niveaux de qualification, de responsabilité et d’ancienneté pour bénéficier pleinement des dispositifs publics d’allègement du coût du travail.
L’État n’a pas vocation à fixer les salaires à la place des entreprises et des partenaires sociaux. En revanche, il peut fixer les conditions auxquelles il accorde des exonérations financées par la collectivité.
Préserver le financement de notre protection sociale.
La hausse du revenu net du travail ne sera pas financée par un transfert aveugle de cotisations mettant en difficulté l’assurance maladie, les retraites ou les autres branches de la Sécurité sociale.
Toute modification des cotisations ou contributions devra donc être compensée et financée explicitement.
Principe : le travail doit payer le travail. L’objectif n’est pas de retirer la prime d’activité à ceux qui en ont besoin aujourd’hui, mais de construire un système dans lequel ils n’en auront progressivement plus besoin.
Nous ne fixerons pas un chiffre de SMIC ou de TVA avant d'avoir déterminé ce qui est finançable — c'est le prix de la sincérité budgétaire, pas un oubli.
Nous chercherons les économies poste par poste, en utilisant d’abord les dispositifs et administrations qui existent déjà.
Et chaque mesure devra répondre à trois questions :
Combien le ménage économise-t-il réellement ?
Combien cela coûte-t-il à la collectivité ?
Le coût supprimé disparaît-il réellement ou est-il simplement transféré ailleurs ?
C’est cette dernière question qui manque trop souvent dans les politiques de pouvoir d’achat.
Le pouvoir d’achat ne se résume pas au salaire que l’on reçoit.
C’est ce qu’il reste pour vivre après avoir payé ce que l’on ne peut pas éviter.
🕒 Délais indicatifs :
6 premiers mois : identification des mesures réglementaires immédiatement applicables et des obstacles juridiques précis.
12 mois : premières mesures sur la transparence des prix, les frais, les assurances, les abonnements et la simplification.
18 à 24 mois : réformes nécessitant une modification législative ou une négociation européenne.
Sur le quinquennat : transformation du logement existant, rénovation énergétique, mobilités territoriales et politique énergétique de long terme.
6. Comprendre pourquoi nous payons notre alimentation à ce prix
Protéger le pouvoir d’achat du consommateur sans faire payer la baisse des prix aux agriculteurs.
Quand le prix d’un produit augmente fortement, nous devons pouvoir savoir où cette augmentation s’est produite.
🏃 Le cadre existe déjà :
Les lois EGAlim encadrent déjà les relations commerciales entre producteurs, industriels et distributeurs.
Le problème n’est donc pas nécessairement de voter une quatrième ou une cinquième loi. Il faut d’abord faire appliquer et contrôler réellement celles qui existent.
🏃 Actions concrètes :
Pas de nouvelle loi EGAlim tant que les possibilités offertes par le dispositif existant n’ont pas été pleinement utilisées et évaluées.
Renforcer les contrôles économiques de fond de la DGCCRF, et ne pas limiter les contrôles à la seule conformité formelle des contrats.
Utiliser pleinement l’Observatoire de la formation des prix et des marges pour rendre compréhensible la formation du prix : producteur → transformation → transport → distribution → taxes → prix payé par le consommateur.
Lorsque l’augmentation provient réellement des coûts agricoles, industriels, énergétiques ou logistiques, elle doit pouvoir être expliquée.
Lorsqu’elle résulte d’une pratique commerciale abusive, d’un contournement des règles ou d’un dysfonctionnement de concurrence, les autorités compétentes doivent pouvoir intervenir et sanctionner.
Nous ne généraliserons pas le blocage administratif des prix. Bloquer artificiellement le prix final sans traiter sa formation peut simplement déplacer le coût vers le producteur, provoquer des retraits de produits ou reporter les hausses ailleurs.
Notre ligne est simple : protéger le consommateur sans faire de l’agriculteur la variable d’ajustement.
🕒 Délais indicatifs : renforcement des contrôles dès la première année.
8. Protéger les Français contre les flambées de prix liées à nos dépendances
Une crise internationale ne doit pas pouvoir faire exploser du jour au lendemain certaines dépenses essentielles.
Il ne s’agit pas de tout produire en France. Ce serait irréaliste.
Il s’agit de ne pas dépendre dangereusement d’un seul pays ou d’un nombre trop limité de fournisseurs pour ce qui est essentiel.
🏃 Priorités :
🏃 Actions concrètes :
Produire en France lorsque cela est économiquement et stratégiquement pertinent.
Produire à l’échelle européenne lorsque celle-ci est plus efficace.
Diversifier nos fournisseurs lorsque produire localement n’a pas de sens.
Constituer des réserves stratégiques lorsqu’une rupture d’approvisionnement aurait des conséquences graves.
Dans l’énergie, rechercher une production abondante, compétitive et la moins dépendante possible des énergies fossiles importées.
La souveraineté économique n’est pas seulement une question d’indépendance nationale. Elle protège aussi le portefeuille des Français.
🕒 Délais indicatifs : premières décisions dès la première année ; stratégie poursuivie pendant l’ensemble du quinquennat.
9. Une protection sociale plus simple et plus fiable
Notre protection sociale n’est pas la variable d’ajustement de notre politique de pouvoir d’achat.
Une personne qui a droit à une prestation doit pouvoir la recevoir sans devoir fournir plusieurs fois les mêmes informations.
À l’inverse, une prestation qui n’est pas due ne doit pas continuer à être versée pendant plusieurs mois avant que l’erreur soit découverte et qu’une dette parfois considérable soit réclamée.
Continuer et étendre, lorsque les résultats sont concluants, le préremplissage des ressources déjà engagé pour le RSA et la prime d’activité.
Ne plus demander aux citoyens une information qu’une administration possède déjà lorsque son partage est juridiquement autorisé.
Automatiser progressivement certains calculs de droits lorsque les données sont suffisamment fiables.
Détecter les incohérences plus tôt pour éviter les indus plutôt que réclamer plusieurs mois plus tard des sommes parfois impossibles à rembourser.
Renforcer la lutte contre la fraude avec des contrôles mieux ciblés.
Notre principe est simple : le bon droit, au bon montant, au bon moment, à la bonne personne.
Tout échange de données restera soumis au RGPD, à la loi Informatique et Libertés et aux règles applicables à leur utilisation.
Il n’est donc pas question de créer un fichier social général regroupant indistinctement les données des Français.
🕒 Délais indicatifs : poursuite des dispositifs existants dès le début du quinquennat et extension progressive selon leurs résultats.
RSA et prime d’activité : ne pas confondre leurs fonctions
Le RSA et la prime d’activité peuvent tous deux concerner des personnes qui travaillent. Leur différence ne peut donc plus être résumée à une opposition entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas.
Le RSA constitue un revenu minimum pour les personnes disposant de très faibles ressources et peut également compléter de faibles revenus professionnels.
La prime d’activité est, quant à elle, directement liée à l’exercice d’une activité professionnelle et complète les revenus modestes du travail.
Depuis la réforme issue de la loi pour le plein emploi, les bénéficiaires du RSA sont automatiquement inscrits à France Travail et soumis à un parcours d’accompagnement comportant, selon leur situation, un volume hebdomadaire d’activités défini dans leur contrat d’engagement.
Nous conserverons le principe selon lequel le RSA doit associer solidarité et accompagnement vers l’autonomie, avec des obligations adaptées à la situation réelle de la personne.
Une personne immédiatement disponible pour travailler, une personne en formation, un parent confronté à des difficultés de garde, une personne rencontrant des problèmes de mobilité ou une personne dont la situation constitue temporairement un obstacle à l’emploi ne peuvent pas être accompagnés exactement de la même manière.
L’objectif doit rester le retour à l’activité et à l’autonomie chaque fois qu’il est possible, et non la réalisation administrative d’un nombre d’heures sans utilité réelle.
10. Financer sans reprendre ailleurs ce que nous rendons aux Français
Une politique de pouvoir d’achat financée par une augmentation ultérieure des impôts ou par l’affaiblissement d’un service public essentiel n’est pas une politique de pouvoir d’achat.
Nous ne présenterons donc pas comme des milliards disponibles des économies qui n’existent encore que sur le papier.
Les marges de financement seront recherchées en priorité dans :
les dépenses publiques devenues inefficaces ou redondantes ;
les dispositifs fiscaux et aides publiques dont l’efficacité économique ou sociale n’est pas démontrée ;
L’amélioration du recouvrement de ce qui est réellement dû en matière fiscale et sociale. Ce levier sera poursuivi avec détermination, mais aucune recette supplémentaire hypothétique liée à une amélioration future du recouvrement ne sera utilisée pour financer une mesure tant qu’elle ne sera pas effectivement constatée, durable et suffisamment prévisible. Les montants détectés ou redressés ne seront pas assimilés aux sommes réellement encaissées.
la réduction des erreurs et versements indus ;
les économies produites par la simplification et la suppression des doublons ;
l’augmentation de l’emploi et de la production, qui augmente naturellement les recettes fiscales et sociales sans augmenter les taux d’imposition.
Mais ces économies ne seront inscrites dans le financement d’une mesure que lorsqu’elles seront chiffrées et suffisamment certaines.
Pour la réforme de la prime d’activité et de l’impôt sur le revenu, le barème devra donc être construit simultanément : nous ne retirerons pas une prestation avant d’avoir déterminé précisément la compensation fiscale correspondante.
Chaque dépense publique nouvelle et permanente devra disposer d’un financement permanent identifié.
11. Ce que cela doit changer concrètement
À la fin du quinquennat, notre politique ne sera pas évaluée uniquement à partir d'une moyenne nationale de pouvoir d’achat.
Nous regarderons ce qui compte réellement pour les ménages : combien leur reste-t-il une fois payés le logement, l’énergie, les assurances, les transports, les abonnements et les dépenses essentielles ?
C’est sur ce résultat que les mesures devront être jugées.
🕒 Délais indicatifs :
Première année :
Premières corrections des effets de seuil entre travail, prestations et fiscalité.
Réforme progressive de la prime d’activité et de l’impôt sur le revenu.
Conditionnement des allègements de cotisations aux progrès réels des minima de branche.
Premières mesures sur les assurances, banques, télécommunications et contrats récurrents.
Renforcement des contrôles sur la formation des prix alimentaires.
Décision sur l’encadrement des loyers et premières mesures visant l’offre de logements.
Poursuite de la simplification des prestations sociales.
Premières décisions concernant les dépendances économiques critiques.
Deuxième année :
Troisième et quatrième années :
Cinquième année
Rendre publiquement compte des résultats :
Qu’est-ce qui a réellement amélioré le reste à vivre des Français ?
Ce qui fonctionne sera conservé.
Ce qui ne fonctionne pas sera corrigé ou supprimé.
Un programme politique n’a pas vocation à défendre éternellement une mesure parce qu’il l’a créée. Il doit défendre les résultats qu’elle produit.